En 1860 est décidée l’ouverture de la rue Impériale selon les principes urbanistiques du Second Empire, d'après des théories hygiénistes et avec un souci d’embellissement manifeste. Cette voie rectiligne, créée sur le modèle parisien haussmanien, se doit aussi relier le centre historique au nouveau port de la Joliette construit en 1844 et dont l’activité marchande ne cesse d’augmenter.

Les plans de la rue sont exécutés à partir de 1862 et deux années sont consacrées aux démolitions et terrassements. Des immeubles sont bâtis dans un style éclectique alliant le charme de la Renaissance et la rigueur du néo-classique. Ils n’ont pas plu aux Marseillais malgré des commodités telles que l’eau et le gaz à tous les étages. La commercialisation de la rue devient un échec total.

Le style haussmannien se reconnaît aisément : une ordonnance urbaine simple avec un alignement rigoureux des façades sur toute la longueur et un alignement parfait des hauteurs des immeubles. Les façades sont similaires : rez-de-chaussée et entresol forment un soubassement, puis s'élèvent quatre étages d'appartements monumentalisés par des colonnes ou des pilastres, et enfin un étage de service. Les éléments architecturaux sont d'inspiration classique mais traités avec une certaine frivolité alliée à une volonté d'ostentation, caractéristiques de l'art du Second Empire.

On peut s'arrêter au n°1-5 de la rue de la République : le mascaron cornu et les roseaux placés à l’arrière plan identifient le personnage comme Pan. Les roseaux évoquent la nymphe Syrinx qui se transforma pour échapper à son désir.

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