La construction du pont, entre le Cours Julien et la rue d'Aubagne, qui enjambe le cours Lieutaud fut décidée par le Conseil municipal en 1866, précisément à la suite du percement du cours. Originellement érigé en béton armé, le pont de la rue d'Aubagne s'effondre en juillet 1867 lors de son décoffrage, effectué bien trop tôt avant la prise complète du matériau. Innovant, mais loin d'être au point, les ingénieurs abandonnent ce procédé et recourent finalement à une structure entièrement composée d'acier.

Dans la rue d'Aubagne au no8, à l'angle de la rue Méolan, existait une fabrique de cartes à jouer créée en 1760 par Conver. Il grava "le Tarot de Marseille de Nicolas Conver", l'un des plus anciens et des plus respectés tarots réellement de Marseille.

Sur la petite place, à l'intersection des rues d'Aubagne, de l'Arc et Moustier : le buste en marbre d'Homère, sculpté par Dantoine en 1803. Dédiée par «les descendants des Phocéens à Homère» selon la volonté du préfet Delacroix, cette fontaine vient s’ajouter à un lavoir préexistant. Sa colonne, provenant des cryptes de Saint-Victor, est surmontée d’un chapiteau ionique et d’un buste d’Homère que Delacroix voulait «d’après l’antique». L’inscription au revers du piédestal, à la gloire des consuls et du préfet, a été retirée en 1814. Il s’agit de l’une des rares fontaines du Consulat qui se trouve à sa place originelle. Peu à peu, la fontaine s’assèche : elle perd d’abord en 1898 son lavoir qui provoquait des nuisances, puis son bassin rond en 1920.

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