Comme les riches familles commerçantes de la ville, le famille Borély possède de nombreux immeubles et hôtels, mais Louis Borély nourrit le projet de construire une bastide sur le domaine de Bonneveine, qui se surpasse par ses dimensions et son ordonnance, et soit reconnu comme un "vrai château".

Ainsi en 1767 il fait établir son projet. Il s’adresse alors à l'architecte Clérisseau, au goût italianisant. L'élévation projetée est modifiée à la française et allégée de sa surcharge décorative par l'architecte Brun. Ce dernier réalise les travaux sous la surveillance du fils de Louis Borély, Louis-Joseph Denis, lettré et amateur d'art.

La décoration intérieure est confiée au peintre Chaix , originaire d'Aubagne, qu'il envoie à ses frais étudier et chercher des motifs en Italie. Chaix conçoit une décoration fastueuse de trompe-l’œil et camaïeux, de vastes compositions à sujets mythologiques pour les plafonds, les murs, les dessus de portes.

Gaston de Panisse-Passis, fils héritier du Domaine Borély, le cède en 1856 à la Ville et à l'industriel Paulin Talabot. En quelques années, la ville acquiert, outre la parcelle comprenant le château et ses collections, les terrains attenant à l'est puis la quasi totalité du domaine encore en la possession de la Compagnie des Docks.

La partie centrale du parc est aménagée en parc public bordé à l'est par les serres de la ville, à l'ouest par le champ de course. Déjà, la promenade au parc pouvait s'associer à une visite du château et de son musée alors consacré aux collections d'archéologie. Le musée y demeurera jusqu'à son déménagement en 1989 pour les espaces de la Vieille Charité.

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