En 1921, le gouvernement français donne l’autorisation d’ériger à Marseille un monument national aux Poilus d’Orient pour commémorer les victimes des armées françaises tombées loin du sol français.

Un concours est lancé peu après l’exposition coloniale de 1922, Castel est choisi parmi dix-sept concurrents. Mû par cette volonté de rendre hommage il propose, avec son ami sculpteur Sartorio, les plans d’un monument formant un portique dressé sur le rocher promontoire devant la mer : un rappel de Marseille, porte de l’Orient, mais aussi une réalisation suffisamment grande pour que le monument puisse être vu de loin. Conçu comme «un portique en plein ciel», il est inauguré en avril 1927 par le président Gaston Doumergue.

Cette arche massive comporte en son centre un croissant et une étoile, son intérieur est décoré de palmes stylisées. De part et d’autre se trouvent des personnages en pied assurant la mémoire de l’armée de Terre et celle des combattants aériens, ainsi que deux figures féminines aux ailes massives représentant leur héroïsme.

Sur un socle, au centre de l’arche, se dresse la Victoire en bronze, les bras tendus vers le ciel.

Sur les côtés de l’arche sont inscrits les noms et les dates des grandes campagnes du premier conflit mondial. Le tout est conçu en granit blanc, béton armé et pierre.

Ce monument fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis 2011.

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