En 1864 les instances européennes décident que le calcul des altitudes soit fait à partir d'un point zéro clairement établi. La France choisit Marseille en raison de la faible amplitude des marées. C'est seulement après douze années d'observation, de 1885 à 1896, que le rivet de bronze et platine iridié symbolisant le point zéro est enfin scellé.

Un marégraphe, c’est d’abord un puits de tranquillisation où l’eau de mer pénètre mais où l’effet de la houle et des vagues est très largement atténué. Dans ce puits se trouve un flotteur qui suit les mouvements verticaux de la mer causés par les marées et les changements météorologiques. Un câble métallique transmet les mouvements du flotteur à l’appareil enregistreur. Un ensemble d’engrenages les communique à un organe scripteur qui trace une courbe des variations du niveau de la mer en fonction du temps. Un mouvement d’horlogerie commande le déplacement du cylindre porteur du papier. Le diagramme ainsi réalisé est appelé un marégramme.

L'appareil d'origine a été soigneusement restauré : c'est une pièce d'horlogerie d'une extrême précision composée d'innombrables pièces mécaniques de cuivre enfermées dans une sorte de caisson protecteur de verre et de bois. Même si depuis quelques années le Réseau d'Observation du Niveau de la Mer a entrepris de remplacer les anciens marégraphes mécaniques par des appareils numériques, à Marseille les deux sont en service : les mesures hebdomadaires de l'ancien et du nouveau sont mises en parallèle.

Le bâtiment est classé monument historique depuis 2002. Méconnu des Marseillais, il est fermé au public et ne se visite qu'à de très rares exceptions.

 

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