Composé d'un bâtiment entre deux cours avec deux ailes en retour et un portail monumental à fronton cintré, l'évêché est inscrit à l'inventaire des monuments historiques en 1978 pour sa partie la plus ancienne ainsi que les façades, les toitures et le portail donnant sur la rue.

Le palais épiscopal tel que l'on peut le voir en partie aujourd'hui a été construit au XVIIe siècle : l'évêque d'Épinay de Saint-Luc décide de faire construire un nouveau palais. Il adresse en 1620 une requête au roi Louis XIII pour lui demander la concession d'une place de Marseille ; le roi répond favorablement à cette demande l'année suivante, mais l'évêque meurt quelques mois après et l'affaire n'a pas de suite.

L'évêque de Puget réussit à lancer les travaux sur le terrain choisi. Son successeur de Forbin-Janson termine les travaux. Vers 1736, monseigneur de Belsunce embellit le palais par l'établissement d'une galerie.

À la Révolution le palais devient bien national et on s'en sert comme dépôt d'équipements. À la Restauration, il est rendu à l'évêché par ordonnance royale en 1822.

En application de la loi de séparation des Églises et de l'État de 1905, monseigneur Andrieu est expulsé de l'Évêché. En 1908, la Police nationale s'installe dans ces locaux. En 1950, l'ancien bâtiment étant devenu trop exigu pour héberger les services de police, un édifice moderne conçu par l'architecte Egger et construit par l'entreprise Labalette est ajouté.

Même si on sait que cet édifice est aujourd'hui l'Hôtel de police de Marseille, on dit encore «aller à l'évêché» et les Marseillais continuent à utiliser l'expression.

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