Lamartine par Bouquillon

En 1942, la ville répond à l’exigence de Vichy : envoyer à la fonte les sculptures réalisées en métaux non ferreux (bronze notamment) pour réaffecter cette ressource à l’armement allemand. Parallèlement, l’État s’engage à financer l’érection d’une œuvre en pierre en lieu et place de certains monuments sacrifiés. C’est le cas du buste du poète Alphonse de Lamartine, érigé sur le plateau Longchamp en 1891.

Le gouvernement passe commande au sculpteur Bouquillon, grand prix de Rome en 1934. Il réalise une statue en pied au lieu d'un simple buste. Une fois le quiproquo levé, la ville se voit contrainte de détruire le socle existant, laissé vacant mais inadapté à la nouvelle statue. Un nouveau socle est donc conçu aux frais de la municipalité, lequel accueille enfin l’effigie de Lamartine en 1946.



Ernest Reyer par Gondard

Louis Étienne Rey, dit Ernest Reyer, est considéré comme l'un des plus grand compositeur marseillais du XIXe siècle. Auteur notamment de l’opéra comique en un acte Maître Wolfram et du ballet Sakountâla, il demeure surtout connu pour deux opéras : Sigurd aux forts accents wagnériens et Salammbô.

Malgré toute l’admiration qu’Ernest Reyer suscite, ce n’est que dans les années 1930 qu’un monument lui est dédié. Œuvre du sculpteur Gondard, la statue présente le compositeur concentré, la tête entre ses mains, et siégeant sur un trône massif flanqué des masques de Sigurd et Salammbô. Érigé en 1934 devant l’Opéra, le monument est transféré en 1936 en haut du cours Puget jusqu’à ce que la statue de Puget ne le déloge ; il déménage alors sur le plateau Longchamp.

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