Au XIXe siècle le problème du manque d’eau devient une obsession pour la municipalité, aggravé par une épidémie de choléra durant l’année 1835.

En 1838 le projet pour le creusement d'un canal réalisé par Mayor de Montricher est retenu. Dès le début du chantier, on imagine la construction d’un château d’eau monumental à la gloire de cette eau si précieuse. Espérandieu est choisi pour réaliser l'édifice, inauguré en 1869. L'ensemble réuni sur un même site le musée des Beaux-Arts, le Muséum d’histoire naturelle, un parc botanique et un jardin zoologique.

L'arc de triomphe est ouvert sur toutes ses faces. La face antérieure du dôme est ornée d’une trirème d'où se détachent les armes de la ville encadrées par deux sirènes. L'ensemble a été sculpté par Lequesne. Devant les piliers, deux colonnes d'ordre composite : à leur base des filets dans lesquels des poissons sont pris, sur leur chapiteau des allégories de la fertilité apportée par la Durance. Sur les faces externes de l'arc sont gravés les noms des affluents de la Durance.

Le groupe central est une œuvre imposante de Cavelier. Réalisé en pierre de Calissanne. il représente un char émergeant du château d'eau, tiré par quatre taureaux de Camargue. Sur ce char sont représentés trois personnages allégoriques féminins : la Durance montrant la fécondité qu'elle apporte à la terre irriguée, le blé et la vigne personnifiés la regardant avec reconnaissance, assimilés aux Cérès et Pomone.

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