Le monument à la Paix, commémore l'assassinat à Marseille en 1934 du roi Alexandre 1er de Yougoslavie et de Louis Barthou ministre des affaires étrangères.

Le maréchal Franchet d'Esperey, président de l'Association des Amis de la Yougoslavie, est à l’origine de la création d'un comité spécial pour l'érection de deux monuments : l'un à Marseille, l'autre à Paris. À Marseille, un sous-comité est créé sous la présidence de Gustave Bourrageas, directeur du quotidien Le Petit Marseillais.

Une partie du financement est réunie grâce à une Journée nationale. Le monument fait l'objet d'un concours. Le projet retenu «Paix et Travail»  en 1937 est une collaboration entre Castel, Botinelly, Vézien et Sartorio.  De la terre au mausolée d'Oplenatz, lieu de sépulture du roi Alexandre Ier, et celle d'Oloron-Sainte-Marie où Louis Barthou est inhumé, sont scellées en 1938 dans le socle. Le monument est inauguré le 20 juin 1941.

Un bouclier monumental est dressé entre les deux piliers. Au centre le mot "Pax" est écrit au dessus des armes de la France et de la Yougoslavie.

Au sommet de l'écu, un Hercule terrassant l'hydre de Lerne symbolise la victoire de la paix sur la guerre. De part et d'autres de l'inscription se trouve des anges : l'ange de droite porte dans chaque main une couronne mortuaire exprimant ainsi les regrets de la France présentés aux pays yougoslaves ; l'ange de gauche offre des couronnes traduisant la reconnaissance de la République à son ancien président du conseil.

A la base une figure féminine représentée en gisant personnifie l'allégorie de la douleur.

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