Gravée dans la pierre, une présentation très poétique de Frédéric Mistral à la gloire de la ville est immortalisée. On peut la lire au n°13 de la rue Montgrand, l'ancien hôtel Roux de Corse.

Pendant quarante ans, Georges Roux commerce avec les Antilles et participe largement à leur mise en valeur. Ses affaires l’amènent à armer de nombreux navires et sa fortune lui permet d'acheter en 1746 la terre de Brue sur laquelle il édifie une petite ville. Il y établi une manufacture de soie, fait cultiver les terres et exploiter les forêts environnantes.

Premier échevin de Marseille à deux reprises, il s'efforce d'assainir les finances de la ville. Chevalier de Saint-Michel en 1749, anobli en 1750 avec le titre de marquis de Brue, conseiller d'Etat en 1765, il est au sommet de prospérité et des honneurs lorsque la perte, coup sur coup, de trois de ses navires, marque le commencement de sa décadence. Les courtiers de commerce, dont il avait cherché à amoindrir l'influence, se retournent contre lui et font saisir ses bien. Georges Roux meurt ruiné au début de la Révolution.

De cette prospérité reste aujourd'hui cet hôtel, construit par son frère André vers 1740. Le bâtiment passe à la ville, accueille la résidence préfectorale, puis va à l'état-major de la garde nationale, pour être restitué à la ville en 1876. La société des Amis des Arts y organise des expositions de peinture et de sculpture.

En 1891 est installé le premier lycée de jeunes filles de Marseille. Son nom lui a été donné en mémoire d'un ancien maire de Marseille: le marquis de Montgrand.

Partagez cette étape
Visitez avec votre smartphone
Poursuivez la visite ...