Depuis l'époque romaine, Marseille possède un arsenal. En 1296 Charles II d'Anjou, puis Charles VIII vers 1495 le font reconstruire ou réaménager.

Quand Louis XIV vient à Marseille en 1660, le port n’abrite plus de flotte de guerre : les galères, peu nombreuses, végètent à Toulon. Le roi veut alors une flotte surpassant celle de l’Espagne et des puissances italiennes, des infrastructures suffisantes pour assurer son accueil, son entretien et son approvisionnement.

En 1665 Arnoul est nommé «intendant de justice, police et finances des fortifications de Provence et de Piémont et des galères de France». Le nombre de galères augmente progressivement pour en atteindre quarante en 1690. Si l'on ajoute aux unités stationnées au Levant, les quinze galères de l'Atlantique, la France possède la plus puissante flotte d'Europe.

Malgré tout, le déclin qui commence au début du XVIIIe siècle, est inexorable et l'arsenal est fermé.

Le cours Estienne d'Orves est une belle place à l'italienne construite sur l'emplacement de l'Arsenal des galères.

Le canal de la douane faisait le tour du patté de maison qui est aujourd'hui l'ilot Thiars. Après la disparition des dernières galères, ce canal est réservé à un usage commercial. La Place aux Huile est bâtie sur cet ancien canal, comblé entre 1927 et 1929. Son nom vient des barriques d'huiles qui servaient principalement à fournir les fabriques de savon situées dans la rue Sainte. On peut y voir, le buste de Vincent Scotto, auteur-compositeur de plus de quatre mille chansons et opérettes marseillaises. Sa maison natale se trouve au 32 quai de Rive-Neuve.

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