À l'emplacement de l'actuelle cathédrale, plusieurs édifices religieux se sont succédés : une église paléochrétienne et un baptistère, suivis par la première Major construite au XIIe siècle.

La "nouvelle" Major s’élève à l'ouest des vestiges de l’ancienne cathédrale romane. Sa première pierre est posée en 1852 par Louis-Napoléon Bonaparte d'après les plans de Vaudoyer.

Sainte-Marie-Majeure, dite "la Major", est la seule cathédrale édifiée en France au XIXe siècle, où l'on n'en avait pas construit depuis deux siècles. Elle est considérée comme l’une des plus grandes cathédrales bâties dans ce pays depuis le Moyen Âge. Ses dimensions, comparables à celle de la basilique Saint-Pierre de Rome, devaient selon la conception de l’époque être dignes de l’importance de la deuxième ville et du premier port de France, "porte de l’Orient " et lui permettre d'accueillir 3000 personnes.

Commencée par Vaudoyer qui décède en 1872, la construction est reprise par son élève et collaborateur, l'architecte Esperandieu. Celui-ci aura le temps de mener à bien la pose des charpentes métalliques et la réalisation des coupoles avant de décéder à son tour en 1874. La fin des travaux est alors confiée à Révoil qui s'attache plus particulièrement à la décoration : mosaïques, sculptures, bronze.

Terminée en 1893, elle est remise à monseigneur Jean-Louis. La cathédrale est érigée en basilique mineure en 1896 par le pape Léon XIII, puis consacrée l'année suivante.

Elle a été classée monument historique par arrêté du 9 août 1906.

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