En 1862 le Père Saudreau signe un bail pour la location d’une maison de quatre étages sur rez-de-chaussée, au n°90 de la rue Sylvabelle. Les pères dominicains y demeurèrent jusqu’à leur déménagement pour la rue Montaux en 1864. Sous la direction du Père Mas, la communauté s’engage dans de nombreux apostolats et la chapelle de fortune ne suffit pas aux besoins. Pour confirmer l’implantation durable des frères, on décide de construire avec la seule autorisation verbale de monseigneur Cruice, une chapelle et un couvent, permettant également affirmer l’identité propre de la province de Toulouse face à l'église réformée lyonnaise.

N'ayant que peu de patrimoine et de revenus, il faut demander aux paroissiens une aide pécuniaire. On  lance une souscription populaire. C'est le 1er juin 1866 en la fête du Sacré-Cœur, qu'une  riche veuve, femme d’affaire, Anne-Rosine Noilly-Prat,  se résout à subvenir aux frais du nouvel édifice.

Contre toute attente, le conseil conventuel en 1867 propose le nom de Bossan en souhaitant qu’il s’adjoigne Grinda pour l’exécution et l’entrepreneur Barbe. Le choix de Bossan est audacieux, les dominicains optent pour une architecture tout à la fois symbolique et contemporaine. Dans l’esprit du Père Cormier, ce choix du «plus parfait» avait valeur de manifeste pour définir l’esprit de la nouvelle province de Toulouse.

Après la séparation de l’Église et de l’État, Louis et Jean Noilly-Prat rachètent l’église et le couvent. La guerre passée, le Père Bonhomme ré-ouvre la chapelle, et en 1921, les religieux reviennent occuper leur couvent.

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