Au n°126 de la rue Paradis, l'Eglise Saint Joseph à peine visible depuis la rue, est l'un des édifices les plus aboutis sur le plan décoratif. Elle possède de belles colonnes et un fronton joliment sculpté. Construite au XIXe siècle, elle accueille encore aujourd'hui des messes tous les jours et se visite.

Le développement de la ville de Marseille au début du XIXe siècle, avec la création de nouveaux quartiers, a nécessité la construction de nouvelles paroisses notamment dans les quartiers sud avec l'édification de deux nouvelles églises : Saint-Charles et Saint-Joseph.

L'autorisation de construire est donnée par l'évêque de Mazenod en 1831 qui en nomme recteur l'abbé Abbat. Grâce aux premières souscriptions de particuliers et à un don de l'évêque, le terrain est acheté à Maxime Martin et les travaux commencent en 1833 d'après les dessins de l'architecte Pascal Coste.

Compte tenu des difficultés financières pour achever les travaux, l'évêque demande l'aide de la municipalité. Après de nombreuses discussions, le conseil municipal décide par délibération en 1853 d'acquérir l'église et son mobilier. L'église est consacrée en 1855. À cette date l'intérieur de l'église et la façade demeurent nus.

L'intérieur est décoré en 1859 par le peintre Orsini. Les travaux de la façade ornée de six colonnes à chapiteaux corinthiens, dont la sculpture confiée à Aldebert, sont dirigés par l'architecte Ferrié d'après les plans de Coste. Le tout est terminé en 1864.

Le maître-autel en marbre polychrome réalisé en 1897 grâce à un don de madame Noilly-Prat, célèbre femme d'affaires marseillaise, est l'œuvre de Cantini sur un dessin de l'architecte Sainte-Marie-Perrin.

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