Historique

De tout temps, des relations commerciales ont existé entre Marseille et l’Orient.

En 1799, les guerres d’Egypte et de Syrie entraînent une importante émigration. Puis la capitulation du Caire en 1801 permet à l’armée expéditionnaire de Bonaparte de rentrer en France, suivie par Egyptiens ayant combattu dans ses rangs. Ces orientaux conquièrent peu à peu l’estime générale et accèdent aux plus hauts emplois de la cité phocéenne. Sans église de leur rite ni prêtre de leur nation, la création d’une paroisse grecque Melkite catholique s’impose à Marseille.

Une demande est adressée à l’autorité diocésaine. L’archevêque de Myre, Monseigneur Maximos Mazloum, prend à cœur la demande de ses compatriotes et fait construire en 1821 l’église Saint Nicolas de Myre.  Nicolas de Myre (270-345), connu sous le nom de «Saint Nicolas», est un évêque d'Orient renommé pour sa charité et sa foi combative. La tradition affirme qu'il a participé au premier concile de Nicée.


Architecture et décors

Mesurant vingt cinq mètres de long sur douze mètres de large, cette église a une seule nef et possède une tribune.

L’iconostase, qui renferme avec l’autel majeur ceux de l’Annonciation et de Saint-Georges, est une sorte de cloison sur laquelle sont peintes les icônes de Notre Seigneur, de la Vierge, des douze apôtres et des quatre évangélistes.

Le maître-autel et les deux autels latéraux, primitivement en bois, ont été remplacés en 1880 par de riches autels de marbre. Les murs et les voûtes sont ornés de peintures géométriques et médaillons figuratifs.

La peinture au plafond date du début du XXe siècle.

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